Depuis que j’ai eu vent de ce projet, ce mot n’a cessé de tourner dans ma tête La solitude, Je savais que l’écriture allait être difficile, Une notion si familière et qui pourtant me laisse au dépourvue Comment pourrais-je parler de toi ? Comment pourrais-je parler de nous ? Je t’ai longtemps détestée, tu le sais, Je l’ai suffisamment hurlé à mon corps, « Je ne t’ai jamais voulu », Et je t’en ai beaucoup voulu, Pour ton mutisme. C’est vrai que tu n’étais pas désirée, Que je t’ai reproché quantité de mes maux, Il faut bien admettre que nous ne sommes pas du genre facile à vivre, J’ai dû apprendre à communiquer dans les silences, Sans essayer de les déchirer. Il m’en a fallu, du temps. Je peux le dire maintenant, je te considère comme une amie, Je peux le dire maintenant, ma seule amie n’a pas de voix. Comment pourrais-je parler ? Comment pourrais-je parler ?